
Depuis les années 2000, Internet est passé du statut de simple outil technologique à un moyen de communication capita l de nos vies. Accès à l’information, emploi, démarches administratives sont de plus en plus dématérialisés.
L’importance d’Internet dans l’inclusion sociale se manifeste à plusieurs niveaux. En 2023, selon l’Insee, environ 11 % des Français n’ont pas de connexion à Internet. Quand le réseau est coupé ou inexistant, l’accès aux plateformes devient de véritables prises de tête. Les personnes les moins connectées risquent l’exclusion sociale.
La France lutte contre la fracture numérique
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Selon une enquête menée par le département de la Haute-Loire, 8% des réponses ont indiqué n’avoir aucun accès à Internet. Parmi eux, la majorité sont des retraités, des actifs en recherche d’emploi ou des personnes en situation de précarité. Pour pallier cette fracture, le dispositif France Services a été mis en place par le président de la République en 2019. Il s’agit d’établissements publics, répartis sur tout le territoire, permettant aux citoyens d’accéder à un accompagnement pour réaliser leurs démarches administratives en ligne.
«Nous sommes 4 000 conseillers numériques en France » explique Cédric Chazelet, conseiller numérique au Puy-en-Velay. « Notre mission est d’initier les personnes à l’informatique pour les rendre autonomes. » Il distingue deux structures souvent confondues : les conseillers numériques, qui forment les citoyens aux outils numériques, et les espaces France Services, qui aident aux démarches administratives en ligne. Si l’accès au numérique progresse, certaines zones rurales restent en difficulté. Ancien développeur web, il a choisi ce métier pour son aspect social. Devenir conseiller numérique nécessite un bagage informatique ainsi qu’une formation de 4 mois pour élargir son domaine d’activité.
Internet est indispensable dans bien des aspects de la vie. Il ouvre des portes vers l’éducation, l’emploi et le lien social. Mais attention : la fracture numérique laisse trop de monde à l’écart, notamment dans des zones rurales comme en Haute-Loire. Pour que le numérique ne soit pas un privilège mais un droit, il faut davantage d’initiatives, locales comme nationales.