Inclusion des personnes handicapées : vers un monde du travail plus accessible

Inclusion des personnes handicapées : vers un monde du travail plus accessible

par Maëlys Megia et Olga Yaumenava

Inclusion des personnes handicapées : vers un monde du travail plus accessible

Inclusion des personnes handicapées : vers un monde du travail plus accessible

L’inclusion des personnes en situation de handicap dans le monde du travail est un défi important. Depuis 20 ans, les entreprises de plus de vingt employés mettent en place des actions concrètes pour adapter les postes, sensibiliser les équipes et garantir une égalité des chances. Elles transforment ainsi le handicap en une simple différence et non en un obstacle. En 2023, seul un tiers des entreprises répondaient entièrement à cette obligation par l’emploi direct. 

Au-delà des actions menées par les entreprises, des cabinets spécialisés apportent également leur expertise pour faciliter l’insertion professionnelle des travailleurs en situation de handicap. Défi RH, un cabinet de recrutement basé à Paris, est spécialisé dans l’accompagnement des travailleurs handicapés. L’insertion professionnelle des salariés en situation de handicap est facilitée par des solutions adaptées aux besoins des entreprises et des candidats, avec la mise en place de formations spécifiques, des outils technologiques adaptés. Le cabinet collabore avec des secteurs variés comme EDF ou CGI (Common Gateway Interface) et recrute tous profils, indépendamment du handicap. Depuis 2006, il aide les employeurs à aménager les postes et former les équipes. Cela a sensibilisé et intégré davantage de travailleurs handicapés, créant des environnements de travail plus inclusifs et offrant des opportunités égales pour tous. 
Bien que cette dynamique soit encourageante, il reste encore des progrès à faire pour garantir une inclusion optimale. 


L’inclusion au sein d’une entreprise ne se limite pas au respect d’un quota, qui est de 6% du nombre total de salariés.

Elle repose sur des actions concrètes : adaptation des postes, sensibilisation et accompagnement individualisé. Decathlon favorise l’intégration en mettant en place des dispositifs convenant à chacun de ses salariés. Sylvie, vendeuse à Vals-près-le-Puy depuis 15 ans, est hémiplégique. Le responsable de cette salariée explique qu’il y a à disposition “un ascenseur, des caisses spacieuses, un intervenant ergonome, et que la mission handicap les soutient”. L’entreprise ne se “contente pas seulement de simplifier le travail de ses salariés en situation de handicap”.  Elle propose aussi des équipements pour soulager les douleurs, comme des bacs à fond relevé, des pieds d’atelier électriques, des dalles au sol et des chaussures adaptées. 


Une dynamique positive, mais encore perfectible



MissionHandicap.fr recense les entreprises engagées dans l’inclusion des travailleurs handicapés. Orange a aménagé ses locaux avec des rampes d’accès, des ascenseurs adaptés et des bureaux réglables pour les personnes en fauteuil roulant.  

Dans les PME, des obstacles persistent, notamment le manque de ressources financières pour adapter les postes de travail. Des solutions existent, comme les entreprises aménagées. Des aides financières, telles que l’Agefiph (Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées) – jusqu’à 10 000 € – et l’AETH (Aide à l’Emploi des Travailleurs Handicapés) – jusqu’à 13 008,60 € par an, sont disponibles pour soutenir l’adaptation des postes et la formation des équipes. Ces aides couvrent l’adaptation du poste, la formation et l’accompagnement nécessaire au maintien dans l’emploi. 


Malgré ces initiatives, toutes les entreprises ne s’engagent pas pleinement. La loi impose aux sociétés de plus de 20 salariés d’employer 6 % de travailleurs handicapés, sous peine de contribution à l’Agefiph. En 2023, à peine 31% des entreprises respectaient intégralement cette obligation par l’emploi direct. La même proportion d’entreprises n’employaient aucun travailleur handicapé en 2022. Ce dispositif encourage l’insertion, mais l’inclusion devrait être considérée comme un atout, plutôt que comme une obligation.