Face à la pénurie de salles, l’Université autorise les cours en terrasse… des bars du quartier

Face à la pénurie de salles, l’Université autorise les cours en terrasse… des bars du quartier

par Eliott Serre

Face à la pénurie de salles, l’Université autorise les cours en terrasse… des bars du quartier

Face à la pénurie de salles, l’Université autorise les cours en terrasse… des bars du quartier

Un manque de salles devenu ingérable


Devant la saturation des amphithéâtres et le manque chronique de salles, l’Université Clermont Auvergne a pris une décision pour le moins surprenante : dès la rentrée prochaine, certains cours pourront être dispensés directement en terrasse des bars environnants. Une mesure inédite en France, que l’établissement justifie par une volonté de « répondre de manière pragmatique à une situation devenue ingérable ».

Des enseignements partagés entre pédagogie et reggaeton


Du côté du personnel enseignant, les avis sont partagés. « L’ambiance est sympa, mais j’ai dû répéter ma définition de la méta-éthique trois fois à cause de la playlist reggaeton », déplore une professeure de philosophie. Un maître de conférences en économie, lui, y voit un avantage inattendu : « Mes étudiants posent plus de questions. C’est peut-être la lumière naturelle. Ou l’happy hour. »

Une expérimentation suivie de près


L’université insiste sur le caractère expérimental de la mesure. Une évaluation est prévue à la fin du semestre, avec un sondage de satisfaction, une analyse des résultats… et un test de foie. En cas de succès, le dispositif pourrait être étendu aux séminaires de master et même à certaines réunions administratives. D’autres établissements suivraient déjà l’exemple.

A Toulouse, une réflexion est en cours pour délocaliser les partiels de rattrapage dans une salle de billard, « pour détendre les étudiants dès la première question ».

Des cafés transformés en amphithéâtres en plein air


Une convention de partenariat a déjà été signée avec trois bars emblématiques du quartier universitaire. Des créneaux ont été réservés le matin pour des TD de philosophie, de communication et même de mathématiques appliquées. Les enseignants seront équipés de micros portables, et des paperboards seront installés à côté des distributeurs de cacahuètes. Pour les étudiants, l’annonce a été accueillie avec enthousiasme. « Franchement, j’ai jamais été aussi motivé pour aller en cours. Je suis même arrivé en avance », confie Julien, en deuxième année de sciences éco, installé devant un café allongé et un exposé à moitié terminé. Sa voisine de table, en licence d’histoire, confirme : « J’ai même pris des notes entre deux croissants. L’ambiance est plus studieuse que dans certains amphis. »


Vers une extension du dispositif ?


Il reste encore à déterminer si les ECTS obtenus sur une table en terrasse ont la même valeur que ceux glanés sur une chaise bancale en amphi. Mais pour beaucoup, la réponse est déjà toute trouvée : tant qu’il y a du Wi-Fi, tout est possible.